Centre de référence des Maladies Inflammatoires Rares du Cerveau Et de la Moelle (MIRCEM)
Centre de référence des Maladies Inflammatoires Rares du Cerveau Et de la Moelle (MIRCEM)
LE CENTRE NATIONAL
MIRCEM est le centre national de référence des Maladies Inflammatoires Rares du Cerveau Et de la Moelle.
Il répertorie les données des différentes pathologies inflammatoires neurologiques.
Son but est également d’informer le public et les professionnels sur la connaissance de ces pathologies, d’établir, conseiller et proposer les thérapeutiques disponibles.
Il coordonne 2 centres constitutifs et 19 centres de compétence.
Centre de référence :
AP-HP, site Bicêtre
Centre de Référence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Kumaran Deiva
Neurologie pédiatrique
01 45 21 32 44
kumaran.deiva@aphp.fr

Centre de compétence d’Amiens
CHU Amiens-Picardie
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Patrick Berquin
Neurologie pédiatrique
03 22 08 76 70
neuropediatrie.secretariat@chu-amiens.fr
Centre de compétence de Lille
CHU Lille
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Pierre Cleuziou
Neuropédiatrie
03 20 44 40 57
neuropediatrie.secretariat@chu-lille.fr
Référent adulte : Pr Hélène Zephir (helene.zephir@chru-lille.fr)
• Centre de compétence de Besançon
CHRU Besançon
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Daniel Amsallem
Pédiatrie
03 81 21 91 20
ccmr-neuropediatrie@chu-besancon.fr
Centre de compétence de Tours
CHRU Tours, site Clocheville
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Pierre Castelnau
Neuropédiatrie et Handicaps
02 47 47 47 57
neuropediatrie@chu-tours.fr
• Site constitutif de Lyon
Hospices Civils de Lyon, site hôpitaux Est
Centre de Référence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Romain MARIGNIER
Sclérose En Plaques, Pathologies de la myéline et neuro-inflammation
59 Boulevard Pinel
69677 Bron Cedex
04 72 68 13 44
mircem.lyon@chu-lyon.fr
Référent enfant : Dr Anne-Lise Poulat: +33 4 72 35 75 22
Centre de compétence de Rouen
CHU Rouen, site Charles Nicolle
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Bertrand Bourré
Neurologie
02 32 88 67 76
neurologie.secretariat@chu-rouen.fr
Centre de compétence d’Angers
CHU Angers
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Patrick Van Bogaert
Neuropédiatrie et neurochirurgie de l’enfant
02 41 35 48 46
Patrick.VanBogaert@chu-angers.fr
Centre de compétence de Marseille
AP-HM, site de la Timone
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Bertrand Audoin
Neurologie
04 91 38 59 39
CRCSEP.marseille@ap-hm.fr
Référent enfant : Dr Anne Lepine (anne.lepine@ap-hm.fr)
Centre de compétence de Nice
CHU Nice, site Pasteur
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Mikael Cohen
Neurologie
04 92 03 87 54
crcsep@chu-nice.fr
Centre de compétence DROM TOM
CHU Réunion, site Félix-Guyon
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Stéphanie Robin
Pédiatrie
02 62 90 57 21
stephanie.robin@chu-reunion.fr
Centre de compétence de Montpellier
CHU Montpellier, site Gui de Chauliac
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Pierre Meyer
Neurologie pédiatrique
04 67 33 74 22
p-meyer@chu-montpellier.fr
Référent adulte : Dr Xavier Ayrignac
Centre de compétence de Toulouse
CHU Toulouse, site Purpan
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Emmanuel Cheuret
Neurologie pédiatrique
05 34 55 74 08
cheuret.e@chu-toulouse.fr
Référent adulte : Dr Damien Biotti
Centre de compétence de Brest
CHU Brest, site Morvan
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Elise Sacaze
Pédiatrie
02 98 22 33 89
consultations.pediatrie@chu-brest.fr
Centre de compétence de Nancy
CHU Nancy, site Brabois
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Hélène Vincent
Médecine Infantile
03 83 15 50 85
h.vincent@chru-nancy.fr
Centre de compétence de Strasbourg
CHU Strasbourg, site Hautepierre
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Anne de Saint Martin
Pédiatrie 1 / Neurologie
03 88 12 83 98
secretariat.neuropediatrie@chru-strasbourg.fr
Référent adulte : Pr Jérôme De Seze
Hauts-de-France
Centre constitutif
AP-HP, site Pitié-Salpêtrière
Centre de Référence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Elisabeth Maillart
Neurologie
01 42 16 17 92
consultation.neuro-departement@aphp.fr
Centre de compétence d’Arnold Trousseau
AP-HP, site Trousseau
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Florence Renaldo
Neuropédiatrie
01 44 73 64 41
florence.renaldo@aphp.fr
Centre de compétence de la Fondation Ophtalmologique Rothschild
Fondation Ophtalmologique Rothschild
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Caroline Papeix
Neurologie
01 48 03 65 97
Centre de compétence de Necker
AP-HP, site Necker
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Pr Isabelle Desguerre
Neuropédiatrie
01 42 19 26 93
isabelle.desguerre@aphp.fr
Centre de compétence de Robert Debré
AP-HP, site Robert Debré
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Louis Dufour
Neurologie pédiatrique
01 87 89 16 15
Centre de compétence de Bordeaux
CHU Bordeaux, site Pellegrin
Centre de compétence Maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle (MIRCEM)
Dr Frédéric Villega
Neurologie de l’enfant et de l’adolescent
05 56 79 56 41
sec.neuroped@chu-bordeaux.fr
Référent adulte : Pr Aurélie Ruet
aurelie.ruet@chu-bordeaux.fr
L’ÉQUIPE DU MIRCEM
TRAVAUX PUBLIÉS
Notre équipe, composée d’experts dans la prise en charge des maladies inflammatoires rares du cerveau et de la moelle, élabore des projets de recherche et a publié de nombreux articles scientifiques.

Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP) MIRCEM pédiatrie
Les RCP sont un espace de rencontre entre différents professionnels de santé qui se concertent et discutent collégialement autour des dossiers patients les plus complexes afin de proposer un plan de diagnostic et de traitement adéquat.
Les RCP sont organisées mensuellement via la plateforme Rofim.
Pour les professionnels qui souhaitent y participer, veuillez nous contacter.
Les RCP sont un espace de rencontre entre différents professionnels de santé qui se concertent et discutent collégialement autour des dossiers patients les plus complexes afin de proposer…
Annals of Neurology – Janvier 2021
L’objectif principal de cette étude est de comparer les caractéristiques cliniques, l’évolution de la maladie et la dynamique des anticorps anti-glycoprotéine de la myéline oligodendrocytaire (MOG) entre les enfants et les adultes atteints de la maladie associée aux anticorps anti-MOG (MOGAD).
Il s’agit d’une étude multicentrique et rétrospective, portant sur 98 enfants et 268 adultes atteints de MOGAD.
La présentation clinique la plus fréquente chez les enfants (40.8%) et les adultes était la névrite optique isolée (55.9%). L’encéphalomyélite aiguë disséminée était plus fréquent chez les enfants (36,7%) que chez les adultes (5,6%). Les enfants ont une meilleure récupération clinique en comparaison avec les adultes. Ces derniers, néanmoins, étaient plus à risque de rechute que les enfants.
À 2 ans, 64,2% des enfants non récidivants sont devenus négatifs aux anticorps anti-MOG par rapport à 14,1% des enfants en rechute. Aucune différence n’a été observée chez les adultes.
Les patients MOGAD se différent, au début de la maladie, dans la présentation clinique qui est lié à l’âge.
Comparativement aux enfants, les adultes avaient un risque plus élevé de rechute et une récupération fonctionnelle moins bonne. Enfin, les enfants atteints de maladie monophasique deviennent MOG-Ab négatifs plus tôt que les enfants en rechute, mais ceci n’était pas le cas chez les adultes.
Cobo-Calvo A, Ruiz A, Rollot F, et al. Clinical Features and Risk of Relapse in Children and Adults with Myelin Oligodendrocyte Glycoprotein Antibody-Associated Disease. Ann Neurol. 2021 Jan;89(1):30-41.
L’objectif principal de cette étude est de comparer les caractéristiques cliniques, l’évolution de la maladie et la dynamique des anticorps anti-glycoprotéine de la myéline oligodendrocytaire (MOG) entre…
JAMA Neurology - Septembre 2020
Les facteurs de risque associés à la gravité du coronavirus 2019 (COVID-19) chez les patients atteints de Sclérose En Plaques (SEP) demeurent inconnus. Déterminer les caractéristiques et les résultats cliniques de cette population et identifier les facteurs associés à la sévérité du COVID-19 apparaissent primordial afin d’établir une stratégie individuelle concernant la prise en charge de ces patients pendant cette pandémie.
C’est dans cette vision que le registre Covisep prend place. Il s’agit d’une cohorte observationnelle, multicentrique et rétrospective, incluant 347 patients atteints de SEP présentant un diagnostic confirmé ou fortement suspecté du COVID-19 entre le 1er mars 2020 et le 21 mai 2020.
Le principal critère de jugement était la gravité du COVID-19 évaluée sur une échelle allant de 1 (pas d’hospitalisation, sans limitation d’activités) à 7 points (décès) avec un seuil à 3 (hospitalisation ne nécessitant pas l’administration d’oxygène supplémentaire).
Les données démographiques, les antécédents neurologiques, le score de l’échelle EDSS, les comorbidités, les caractéristiques et les résultats cliniques du COVID-19 ont été recueillis.
21% des patients avaient un score de gravité COVID-19 de 3 ou plus, 3,5% sont décédés des suites du COVID-19 et 81,8% recevaient des thérapies modificatrices de la maladie (DMT).
Les patients sans DMT ayant un score de gravité COVID-19 de 3 ou plus étaient plus élevés par rapport à ceux recevant des DMT (46,0% vs 15,5%). L’âge, l’EDSS et l’obésité étaient des facteurs de risque indépendants pour un score de gravité COVID-19 de 3 ou plus. L’EDSS était associé à la plus grande sévérité du COVID-19, suivi de l’âge et de l’obésité. Aucun lien n’a été trouvé entre la prise des DMT et la sévérité du COVID-19.
Louapre C, Collongues N, Stankoff B, et al. Clinical Characteristics and Outcomes in Patients With Coronavirus Disease 2019 and Multiple Sclerosis. JAMA Neurol. 2020 Sep 1;77(9):1079-1088.
Les facteurs de risque associés à la gravité du coronavirus 2019 (COVID-19) chez les patients atteints de Sclérose En Plaques (SEP) demeurent inconnus. Déterminer les caractéristiques et les résultats cliniques de cette population et…
Prise en charge d’une premiere poussée d’une maladie démyelinisante
1ère hospitalisation : Evaluation clinique : ne pas oublier score EDSS Consentement Kidbiosep
Bilan sang :
• Iono, CRP, ASAT, ALAT, lactates
• NFSpq, VS
• PCR : EBV, CMV, Lyme, herpes 1, 2, VZV, entérovirus, adenovirus (si l’ensemble des PCR nég compléter : PCR HHV 6, 7, 8, Mycoplasme, paréchovirus)
• Sérologie : EBV, CMV, VZV, mycoplasme, Lyme, si l’ensemble négative faire Chlamydia
• Interferon a
• Quantiféron
• Electrophorèse des protéines.
• Vitamine D
• Anticorps anti NMO
• TSH, T4, anti-TPO, Facteurs Rhumatoides, Anticoprs nucleaires solubles, anti-NMDA, anti-onconeuronaux
• Triglycérides, Ferritinémie, Fer
• Anti –MOG :
– 2 tubes héparine +1 tube sec à envoyer chez P Chrétien au labo d’immunologie de Bicêtre.
PL :
• Biochimie, Bactério, lactates, electrophorèse des protéines, Interferon a
• PCR Lyme, Mycoplasme, herpes, CMV, HHV6, 8, HSV 1, 2, VZV, EBV
• Lactates,
• 1 tube 10 à 20 gouttes (quand c’est réalisable mais au maximum 20 gouttes) pour Dr Horellou
Fond d’oeil, champ visuel, demande d’OCT quand réalisable
IRM cérébro médullaire (mettre sur le bon IRM SEP/ADEM)
En fonction de la clinique :
ECA, pANCA, cANCA, anti-NMDA, anti-synaptopathies.
Myelite : dosage de la vitamine B1, B6, cuivre
2ème hospitalisation 6 mois plus tard :
Bilan neuropsy (protocole SEP/ADEM à préciser sur le bon)
Evaluation Kiné
Evaluation clinique (Score EDSS)
Bilan sang de contrôle (2 tubes héparinées)
IRM cérébro-medullaire (IRM protocole ADEM/SEP, repreciser sur le bon)
1ère hospitalisation : Evaluation clinique : ne pas oublier score EDSS Consentement Kidbiosep Bilan sang : • Iono, CRP, ASAT, ALAT, lactates • NFSpq, VS • PCR : EBV, CMV, Lyme…
Neurol Neuroimmunol Neuroinflamm - Juillet 2020
Cette étude rétrospective, multicentrique et multinationale, réalisée dans un centre situé au Brésil et 13 centres européens, s’intéresse aux patients présentant des anticorps anti-Aquaporine 4 (AQP4-Ab) du Trouble du Spectre de la Neuromyélite Optique (TSNO), âgés de moins de 18 ans au début de la maladie.
67 enfants ont été inclus. 57,8% des patients avaient des séquelles permanentes. Une évolution plus sévère de la maladie a été observée dans l’ethnie non blanche avec à la fois un temps de première rechute plus court et un score d’EDSS (Expanded Disability Status Scale) plus mauvais au dernier suivi. Les patients traités en première ligne par rituximab n’ont pas rechuté. Une première poussée de type névrite optique était associée à des séquelles visuelles sévères, et l’apparition de la maladie à un jeune âge était associée à des difficultés cognitives.
La mise en place d’un consensus international concernant les protocoles de traitement, dédiés aux enfants atteints de cette maladie, est nécessaire afin de réduire l’hétérogénéité des schémas thérapeutiques utilisés dans le monde.
Paolilo RB, Hacohen Y, Yazbeck E, Armangue T, Bruijstens A, Lechner C, ApÓstolos-Pereira SL, Martynenko Y, Breu M, De Medeiros Rimkus C, Wassmer E, Baumann M, Papetti L, Capobianco M, Kornek B, Rostásy K, Da Paz JA, Ciccarelli O, Lim M, Saiz A, Neuteboom R, Marignier R, Hemingway C, Sato DK, Deiva K. Treatment and outcome of aquaporin-4 antibody-positive NMOSD: A multinational pediatric study. Neurol Neuroimmunol Neuroinflamm.
Cette étude rétrospective, multicentrique et multinationale, réalisée dans un centre situé au Brésil et 13 centres européens, s’intéresse aux patients présentant des anticorps…
Developmental Medicine & Child Neurology - Juin 2020
L’objectif de cette cohorte pédiatrique française est de décrire les capacités cognitives des enfants, âgés de moins de 18 ans, suivis pour un Syndrome Démyélinisant Aigu (SDA) associé aux anticorps anti-glycoprotéine de myéline oligodendrocytaire (MOG), en évaluant les difficultés scolaires.
Soixante-seize enfants (36 filles et 40 garçons) ont été inclus avec un suivi moyen de 4 ans et 7 mois. L’âge médian au début de la maladie était de 9 ans et 1 mois. 36 enfants ont rechuté et 20 ont eu des difficultés scolaires. Les difficultés scolaires, ainsi que l’atteinte des noyaux gris centraux et particulièrement les lésions putaminales étaient significativement plus fréquentes chez les enfants âgés de moins de 10 ans.
Nous avons constaté que l’apparition de la maladie à l’âge de moins de 10 ans, un tableau d’encéphalomyélite aiguë disséminée au début de la maladie et les lésions des noyaux gris centraux étaient associés à des difficultés scolaires ce qui traduit indirectement une atteinte cognitive.
Deiva K, Cobo-Calvo A, Maurey H, De Chalus A, Yazbeck E, Husson B, Vukusic S, Serguerra C, Horellou P, Marignier R, Kidbiosep Cohort. Risk factors for academic difficulties in children with myelin oligodendrocyte glycoprotein antibody‐associated acute demyelinating syndromes. Developmental Medicine & Child Neurology.
L’objectif de cette cohorte pédiatrique française est de décrire les capacités cognitives des enfants, âgés de moins de 18 ans, suivis pour…
Developmental Medicine & Child Neurology - Juin 2020
L’objectif de cette cohorte pédiatrique française est de décrire les capacités cognitives des enfants, âgés de moins de 18 ans, suivis pour un Syndrome Démyélinisant Aigu (SDA) associé aux anticorps anti-glycoprotéine de myéline oligodendrocytaire (MOG), en évaluant les difficultés scolaires.
Soixante-seize enfants (36 filles et 40 garçons) ont été inclus avec un suivi moyen de 4 ans et 7 mois. L’âge médian au début de la maladie était de 9 ans et 1 mois. 36 enfants ont rechuté et 20 ont eu des difficultés scolaires. Les difficultés scolaires, ainsi que l’atteinte des noyaux gris centraux et particulièrement les lésions putaminales étaient significativement plus fréquentes chez les enfants âgés de moins de 10 ans.
Nous avons constaté que l’apparition de la maladie à l’âge de moins de 10 ans, un tableau d’encéphalomyélite aiguë disséminée au début de la maladie et les lésions des noyaux gris centraux étaient associés à des difficultés scolaires ce qui traduit indirectement une atteinte cognitive.
Deiva K, Cobo-Calvo A, Maurey H, De Chalus A, Yazbeck E, Husson B, Vukusic S, Serguerra C, Horellou P, Marignier R, Kidbiosep Cohort. Risk factors for academic difficulties in children with myelin oligodendrocyte glycoprotein antibody‐associated acute demyelinating syndromes. Developmental Medicine & Child Neurology.
L’objectif de cette cohorte pédiatrique française est de décrire les capacités cognitives des enfants, âgés de moins de 18 ans, suivis pour…
Developmental Medicine & Child Neurology - Février 2020
Cette étude a comparé l’échelle de handicap, de fatigue, de dépression et de qualité de vie de 26 enfants atteints de Sclérose En Plaques (SEP) et 11 enfants atteints de Syndrome de Démyélinisant Aigu (SDA).
Une fatigue sévère a été notée chez 44% des enfants ayant une SEP et 63% des enfants ayant un SDA. Une dépression a été rapportée chez 24% des patients atteints de SEP alors que cela touchait 18% des enfants ayant un SDA. Lors de l’évaluation de la qualité de vie dans le groupe SEP chez les patients et les parents, à la fois les enfants et les parents ont rapporté des difficultés concernant la scolarité et le fonctionnement émotionnel. Cependant, concernant les activités physiques et sociales, les parents et les enfants ont noté qu’elles étaient de bonne qualité avec une supériorité significative chez les enfants.
Ce travail souligne l’importance de la fatigue et de la dépression, des signes invisibles pouvant être très invalidants chez les enfants atteints d’ADS et en particulier dans la SEP pédiatrique. Les difficultés scolaires et le fonctionnement émotionnel étaient les principales préoccupations des parents et des patients SEP, et doivent être prises en compte lors de leur demande de soins et de traitement.
Florea A, Maurey H, Le Sauter M, Bellesme C, Sevin C, Deiva K. Service de Neurologie pédiatrique, CHU Bicêtre, APHP, Le Kremlin Bicêtre. Fatigue, Depression, and Quality of Life in Children With Multiple Sclerosis: A Comparative Study With Other Demyelinating Diseases. Developmental Medicine & Child Neurology.
Cette étude a comparé l’échelle de handicap, de fatigue, de dépression et de qualité de vie de 26 enfants atteints de Sclérose En Plaques (SEP) et…
Journal of Neurology Neurosurgery & Psychiatry - Janvier 2020
Dans l’essai clinique de phase III PARADIGMS, réalisé en double aveugle chez 215 enfants âgés de 10 à 18 ans, atteints de sclérose en plaques (SEP), le fingolimod administré pendant 2 ans a réduit de manière significative le taux de rechute annualisé (TAP) et le taux de nouvelles lésions T2 et/ou nouvellement élargies par rapport à l’interféron bêta-1 (IFN β-1a).
Dans des analyses ad hoc, parmi les enfants naïfs de traitement, le fingolimod a réduit les le TAR et les nouvelles lésions T2 respectivement de 85,8% et 53,4% par rapport à INF β-1a, contre 81,9% et 52,6% dans la population globale. Les réductions du TAP chez les patients les plus jeunes (≤ 12 ans) étaient de 91,9% à 94,6%. A la fin de l’étude, deux fois plus de patients traités par IFN β-1a avaient des scores EDSS moins bons par rapport aux patients traités par fingolimod.
Le fingolimod dans la SEP pédiatrique a permis de mieux contrôler la maladie par rapport à l’IFN β-1a et de mieux ralentir la progression de l’invalidité jusqu’à 2 ans.
Deiva K, Huppke P, Banwell B, Chitnis T, Gärtner J, Krupp L, Waubant E, Stites T, Pearce GL, Merschhemke M. Consistent Control of Disease Activity With Fingolimod vs IFN β-1a in Pediatric-Onset Multiple Sclerosis. Journal of Neurology Neurosurgery & Psychiatry.
Dans l’essai clinique de phase III PARADIGMS, réalisé en double aveugle chez 215 enfants âgés de 10 à 18 ans, atteints de sclérose en plaques (SEP), le fingolimod administré pendant…
New England Journal of Medicine – Septembre 2018
PARADIGMS est le premier essai clinique dans la SEP de l’enfant, randomisé en double aveugle, double placebo, mené sur 2 ans, comparant le Fingolimod oral à la dose de 0,5 mg par jour (0,25 mg par jour pour les patients ayant un poids corporel de 40 kg) à l’interféron intramusculaire bêta-1a (IFNβ1a) à une dose de 30 g par semaine.
Il a été montré que le fingolimod a réduit de façon significative le taux de rechute annualisé (TAP) de 82%, par rapport au traitement par l’interféron bêta-1a. De même, le taux annualisé des lésions nouvelles ou nouvellement agrandies sur l’IRM était significativement plus faible avec le fingolimod (4,39) qu’avec l’IFNβ1a (9,27) (-53%).
Des événements indésirables, autres que les poussées de la maladie, ont été retrouvés chez 88,8 % des patients traités par fingolimod et 95,3 % de ceux traités par IFNβ1a. Des effets indésirables graves ont été rapportés chez 16.8% des patients du groupe Fingolimod, et 6.5 % des patients du groupe IFNβ1a.
Chitnis T, Arnold DL, Banwell B,Brück W, Ghezzi A, Giovannoni G, Greenberg B, Krupp L, Rostásy K, Tardieu M, Waubant E, Wolinsky JS, Bar-Or A, Stites T, Chen Y, Putzki N, Merschhemke M, Gärtner J PARADIGMS Study Group. Trial fo Fingolimod Versus Interferon beta-1a in Pediatric Multiple Sclerosis. New England Journal of Medicine.
PARADIGMS est le premier essai clinique dans la SEP de l’enfant, randomisé en double aveugle, double placebo, mené sur 2 ans, comparant le Fingolimod…










